Mon Autotour – Chapitre 1 Lyon

Je me suis levé un matin avec une idée, un rêve d’un ex King un certain Martin Luther. J’ai voulu voyager et voir l’hexagone, qu’à cela ne tienne je n’en ai fait qu’à ma tête comme Bouba Diop un certain buteur. Je me suis armé d’un guide du routard (Nos 1200 coups de coeurs en France), d’une liste de mes envies, d’un peu de courage et de beaucoup de spontanéité. Allons-y bande de tocards je vous emmène dans mes livres avant de vous tasser au fond de ma valise.

 

  1. Préparation du voyage

Sachez que je suis un homme qui aime penser contrôler les choses mais par dessus tout j’aime mettre un chiffre, j’aime quantifier a peu près tout et n’importe quoi. Mon objectif pour ce road trip était principalement de voir les gorges de l’Ardèche que je n’avais jamais visitée, également admirer les grandes métropoles de la frontière sud de la France en partant de Montpellier jusqu’à Bordeaux. Grace au « petit » bouquin j’ai réalisé mon parcours Paris-Lyon-Aubenas-Montpellier-Toulouse-Bordeaux-Nantes (dernier arrêt pour le plaisir). Un peu ma grande boucle à moi, mon tour de France, ma tournée Rap Contenders. Premier chiffre, le nombre de kilomètres, 2650 km de bonheur a découvrir Edmond de Rostand, redécouvrir IAM ou Eminem sous un ciel bleu azur cotonné de nuages éparses. Douze, le nombre de nuitées en solitaire, loin de chez moi douze soirs sans exceptions. Fixé, je l’étais sur l’argent dont je disposais, fixer, je le devais, le budget moyen pour chaque ligne de mon projet.

Les hommes mentent, les femmes mentent, mes les chiffres eux ne mentent pas, c’est par un florilège précis articulé d’arithmétique logique que je peux vous servir ces 12 nuits à moins de 40 euros reliées par 2800 km entrecoupées de 165 euros de péages pour  déguster des spécialités françaises à la dizaine doublée, 1134, non c’est pas une année ou une date de péremption mais mes prévisions monétaires dignes d’Evelyn Délia.

  1. Lyon

Lieu dit du Rhône, source de blagues de Jean-Jacques à la cafétéria. Le premier conseil que j’ai à vous donner c’est de voyager à Lyon en train, tout le centre est accessible depuis les deux gares de la ville et les parkings sont hors de prix, néanmoins les vélos en libre service et les chaussures de randonnée seront vos meilleurs amis. Premier arrêt, la place Bellecour surplombée par le roi soleil, tourné vers une grande dame pour laquelle certains pourraient poser un slam. De Fourvière de son petit nom, c’est bien la basilique Notre Dame, sa colline et ces environs qui nous intéressent, nous ravissent et nous subliment. Suivez le regard du souverain, arpentez l’un des escaliers grimpant vers l’observatoire et une fois sur place retournez vous pour contempler Lugdunum les yeux dans les bleus, les bleus dans les cieux. Pas très loin de là, se situent les anciens théâtres romains, lieux de puissance et de spectacle, c’est un peu le sentiment que l’on ressens de tout là haut. Entre deux averses je me disais que les spectacles organisés par la ville doivent être sublime en plein été.

Louis XIV place Bellecour
Louis XIV en place Bellecour

Pas le temps de niaiser, il est temps d’arpenter le chemin de croix qui serpentent dans la colline de Fourvière, on peut y croiser des étudiants qui « flânent » et des couples qui roucoulent mais dans mon cas surtout des précipitations. Me baladant un peu léger en vêtements, j’ai filé tout droit vers le Glacier Terre Adélice pour me prendre un glace Bio (Là on discuuuute) avant de rentrer à l’hôtel pour la soirée. Oui, moi qui aime faire de la photo de nuit je suis resté bloqué au patio des terreaux encore et toujours à cause de l’eau, je n’ai pas voulu risquer la santé de mon appareil ni la mienne d’ailleurs. C’est bien dommage car depuis quelques années la mairie de Lyon a mis en place un plan lumière afin de sublimer les monuments de la ville.

Au petit matin, enfourchez un vélo et prenez le temps d’aller déambuler dans les collines de la croix rousse a rechercher les murs peints des la ville et notamment le célèbre mur des canuts, ce trompe l’oeil monumental représentant aussi bien la ville de Lyon que ces habitants.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le Mur des Canuts

Lyon, du nord au sud s’écoule tels les cours d’eau qui l’entoure, c’est donc le moment parfait pour voyager de l’amont jusqu’à la confluence. A mon humble avis ce sont les quais de Saône qui sont les plus jolis à voir. En moins de deux heures il est possible de

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Lyon vu des quais de Saône

faire le tour de la presqu’île jusqu’au centre commercial de confluence, prendre un petit snack vite fait bien fait, remonter jusqu’à la place Bellecour avant de traverser jusqu’aux quais du Rhône afin de gravir vers le nord. Je dois reconnaitre qu’il est plutôt agréable de slalomer entre les promeneurs, les sportifs et le parc de street workout jusqu’au parc de la Tête d’Or.

 

Ce parc, enfin ce parc est très… GRAND, fleuri à foison, garni d’un parc zoologique mais également de petites scènes au style gallo-romain très bucolique pour faire la cour aux gentes dames ou bien se foutre sur la gueule comme de vrais gladiateurs. Le plus simple dans ce carré de verdure est d’entrer par la porte principale puis de faire le grand tour du lac et du zoo à ciel ouvert. Une fois que tes mollets ont bien morflé, il est temps d’aller se restaurer dans un bouchon lyonnais, petits restaurants de caractère que l’on peut identifier grâce à un label associatif de qualité reconnaissable au logo d’un homme vêtu d’un haut de forme et d’un nez rouge en forme, et oui, de bouchon.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le parc de la Tête d’Or

Je n’ai que deux regrets concernant Lyon, la pluie et la fontaine Garibaldi qui était alors en travaux. Lyon est une ville surprenante, verticale, animée et historique qui se passe des voitures et du temps perdu. Ville de mets et de basket suffisamment petite pour la parcourir en long en large et en travers, suffisamment grande pour la redécouvrir quotidiennement, ce qui en fait une des seules métropoles dans lesquelles je me vois vivre et y passer plusieurs années de ma vie. Cependant, pas le temps de se laisser aller car la prochaine destination promettait bien plus encore, c’est bien entendu ce que nous verrons prochainement. Sans vouloir vous faire du teasing à deux balles je vous dis salut les tocards et à bientôt à Aubenas.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s