Mon Autotour – Chapitre 2 L’ardèche

Back in the road, il est temps de défiler le Rhône jusqu’aux abord de Valence afin de contempler un petit rocher perché la haut sur la colline. Pour les vidéoludistes c’est un

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Château de Cruciolles

peu comme arriver dans les ruines de Tesham Mutna, le parking en contre bas, pas si bas que ça, ne laisse pas de vue sur le château mais c’est tout à l’honneur de la beauté du site. « Donne moi une paire de crampons et dix bons hommes et j’y viendrais à bout de cette salope », ce ne fut tout de même pas si facile. La vue est prenante, du haut de la falaise le vide est vraiment impressionnant malgré le fait que je n’aie pas le vertige, je n’osais à peine m’approcher du rebord ou plutôt, mon esprit le voulait, mon corps s’y refusait. De tout là haut, on entendait la ville en contrebas qui fêtait la cochonnaille et le vin il me semble. C’est d’ailleurs en enchainant les virages entre les vignes de la vallée du Rhône que je roule cheveux aux vents vers les collines verdoyantes. 

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Le Pont d’Arc

Un vieux proverbe disait « Nil, nil, nil fleuve impétueux » bah l’Ardèche c’est tout le contraire, une rivière tranquille sans doute plus paisible que ce que l’on dit de la vie. C’est en tout cas le sentiment que j’en ai eu au cours d’une descente de 12 km en canoë seul face à la nature comme Bear Grylls. Malheureusement le commencement de la descente est pour le moins assez peu intéressant car il se situe en dehors du canyon, enfin du demi canyon car il ne flanque qu’une berge de l’Ardèche jusqu’au fameux pont d’arc, point le plus touristique et justement le plus fréquenté du cours d’eau. Une fois passé le point culminant de la descente, arrêtez vous de ramer et laissez vous emporter par le silence de la nature, comme si le monde avait tendance à bloquer. Fin de la descente, l’équipe du Castor Canöe se ramène pour te remonter en amont et partager l’apéro avec toi. De grand fous, une grande région et de grands émerveillements se sont offerts à moi. Pour la première fois, je me suis lancé à l’aventure en eau vive, dans le Chassezac pour être précis. Bien avant la descente en eau vive parlons du parcours traversant tantôt les vallons, tantôt les pics de la région au travers de va et viens de flips et de flaps ne faisant regretter que le nombre de roues de votre véhicule. Le milieu environnant, la flore, principalement vous emmène parmi la verticalité des arbres où s’entrelace une route sinueuse débouchant sur un barrage vertigineux puis sur une colline le surplombant de plusieurs dizaines de mètres. C’est à ce moment là que l’on découvre le caractère infime même des plus grandes réalisations humaines face à la majestuosité des réalisations de la nature.

L’eau, élément fondateur de la vie, en canyoning t’en bouffe en paquet mais le rapport à la satisfaction est très gratifiant, quoique un peu froid le parcours est ludique parsemé de sauts, de tobogan, de largage dans une chute d’eau et même de passage exigu sous un rocher digne de 127 heures. En somme un parcours demi-journée très intéressant pour une première fois, vraiment une expérience extraordinaire.

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Vu du cours d’eau à Labeaume

Vous avez une petite faim ? Ca tombe bien, c’est le moment de revenir en arrière vers ces fameux villages que l’on appelle les villages de caractère, semblable a des villages tels Minas Tirith, Minas Morgul ou tout simplement un petit village de nain monté à flanc de colline semblable à une composition rocheuse à mi chemin entre le Harvey et le Dent ne sachant quel parti prendre entre celui de la civilisation ou de l’écorce terrestre. Labeaume, Balazuc ,Vogüé autant de noms que vous devriez garder en mémoire avant de vous en mettre plein les yeux et accessoirement plein la panse dans un petit bouge qui s’intitule Le Bec Figue. Seulement deux plats au menu, une salade ardéchoise ou une pleine assiette de cochonnaille issue des terroirs de producteurs régionaux en circuit courts  et surtout de saison ! Surpris je fus de découvrir une émulsion de betterave bien appétissante au point de presque m’en faire aimer le légume sucrier. A tous les ardéchois, a tous les rochers de l’Ardèche, je dis merci, merci pour la beauté du monde.

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Sérieux, c’est quoi cette mode ?

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